Français Breton


La fédération
Album photos
Service enseignement
Nos adhérents
La Commission Bilinguisme
Ti ar Vro
Où nous trouver ?


SERVICE ENSEIGNEMENT POUR ADULTES
 

En 2001, à la demande de nombreux adhérents, la fédération a monté un service d'enseignants de breton pour adultes. En regroupant les heures de cours du Trégor-Goëlo (des associations qui le souhaitaient), la fédération a créé 2 postes et demi d'enseignant à temps plein. Le service permet de professionnaliser l'enseignement, d'offrir une régularité et un meilleur travail pédagogique aux élèves, et il allège considérablement le travail des bénévoles d'associations.

Pour en savoir plus sur les heures et lieu de cours

* * * *

L'ENSEIGNEMENT DU BRETON : ADULTES ET ENFANTS
Kelenn brezhoneg : d’ar re vras ha d’ar vugale

L’éclosion récente ces dernières années, de cours de breton pour adultes qui fleurissent sur l’ensemble du Trégor-Goëlo fait plaisir à voir. Tout un chacun peut désormais s’il est prêt à faire quelques kilomètres, se réapproprier sa langue d’une manière ou d’une autre.
Le maillage du territoire est plus serré dans certains coins que dans d’autres évidemment, et il subsiste encore quelques endroits ne proposant pas de cours de breton, et dans lesquels il faudra semer dans les années à venir pour que l’offre soit véritablement complète.

Les motivations qui dirigent les gens vers un cours de breton sont assez variables. Un enfant scolarisé dans une filière en langue bretonne, des bretonnants dans la famille, des amis ou voisins qui pratiquent la langue, ou le plaisir du nouvel arrivant de goûter un peu mieux aux richesses uniques d’un pays qu’il a récemment découvert. Tous se retrouvent tout de même sur un point : le désir de mettre à profit, une fois la leçon terminée, ce qui a été appris durant les cours.

Qu’y a-t-il de plus efficace lorsqu’on apprend une langue étrangère que d’aller passer un séjour dans un des pays où on la pratique, pour essayer de se débrouiller avec ce que l’on connaît ? Tous ceux qui pendant des années ont suivi des cours de langue sur les bancs de l’école en ont fait l’expérience s’ils ont eu l’occasion de voyager. Il n’y a pas mieux que l’immersion, même lorsqu’on ne sait pas grand chose. Avez vous remarqué qu’il manque toujours un mot de vocabulaire, ou que la conjuguaison des verbes est bien souvent aléatoire ? Malgré cela on arrive toujours à se faire comprendre d’une manière ou d’une autre (parfois source d’anecdotes amusantes), et dès lors qu’on essaie d’échanger avec les gens du coin, les progrès, en ce qui concerne l’expression orale, sont rapides et les résultats indiscutables, pour la simple et bonne raison qu’on est bien obligé de s’exprimer dans la vie quotidienne.

Rien n’est parfait évidemment, mais il faut reconnaître que les méthodes actuelles d’apprentissage du breton sont bien meilleures que celles proposées par le passé. L’expression orale a été mise au centre de la pédagogie, pour que l’élève ait la capacité de s’exprimer le plus tôt possible. L’éventail des formules proposées est aussi beaucoup plus large avec des cours du soir hebdomadaires, des stages de week-end, des stages d’une semaine et même des formations longues de 8 mois, la dernière formule étant évidemment la plus efficace, on s’en sera douté. Mais tout le monde n’est pas en mesure de consacrer 8 mois à temps plein, à l’acquisition de notre langue.

C’est donc aux futurs bretonnants, le cours terminé, d’aller mettre en pratique ce qu’ils ont appris durant leurs leçons. A quoi servirait en effet d’avoir des outils qui, si on ne les utilisait pas, auraient bien peu de valeur? D’accord, mais où et comment me direz-vous ? Pour ce qui touche à la lecture, la production écrite ne cesse d’augmenter : livres qui sortent régulièrement et dans tous les domaines, rubriques dans la presse quotidienne, articles dans les hebdomadaires et mensuels en langue bretonne. Quant à la compréhension orale, le Trégor-Goélo est une mine pour celui qui souhaite s’y intéresser. On y organise régulièrement des veillées, on peut entendre quotidiennement des émissions sur les ondes, et la télévison diffuse aussi quelques émissions en langue bretonne.

Mais pour ce qui est de parler, c’est une autre affaire diront certains. Et il faut bien reconnaître que les échanges avec ceux qui connaissent notre langue sont parfois bien difficiles pour ceux qui l’apprennent. Les Bretons ont un défaut (que n’ont pas nos cousins Gallois par exemple), en cela même qu’ils ont trop tendance à passer automatiquement au français dès lors que le moindre petit problème de compréhension pointe le bout de son nez. Il ne s’agit parfois que de mauvaise foi de la part de certains, qui plutôt que de se mettre à la portée de celui qui apprend, préfèrent céder à la facilité. Très vite le jugement tombe, imparable : « N’eo ket memes brezhoneg » (« c’est pas l’ même breton »). Avouez qu’il y a plus encourageant comme invitation au dialogue. Les encouragements et la patience sont d’ailleurs bien différents lorsqu’un enfant cherche à faire ses premières phrases, quelqu’en soit la langue d’ailleurs. Il doit donc y avoir ici une question de volonté.

Cela montre tout de même les efforts indispensables qu’il faut déployer pour améliorer la prononciation (car il n’est pas question de nier les réelles difficultés de compréhension qui existent parfois) afin de combler le fossé qui sépare encore les nouveaux ou futurs bretonnants de ceux qui ont appris le breton comme langue maternelle. D’un autre côté il faut réussir à amener vers les nouveaux bretonnants, ceux qui ont appris dès leur plus jeune âge et qui constituent la majorité des bretonnants. Beaucoup d’entre eux aimeraient savoir lire ou écrire dans leur langue, et malgré cela bien peu de choses leur est proposé, et pire même, il n’y a à l’heure actuelle aucune méthode tournée vers cette forme particulière d’apprentissage du breton.

Car si les échanges sont parfois si difficiles entre ces deux «catégories» c’est parce que l’une d’elles n’a pas la moindre connaissance écrite de sa propre langue, et que toutes ses connaissances sont basées sur le son. L’autre est souvent trop faible en ce qui concerne la parole, la musique propre à la langue bretonne, et elle a tendance à prononcer toutes les lettres qu’elle verrait dans un écrit. En poussant l’exemple à l’extrême c’est un peu comme si dans une langue étrangère vous lisiez à votre voisin sans la chanter, les paroles d’une chanson dont il ne connaît que l’air.

Tout mettre en œuvre pour rapprocher les uns des autres, là est l’enjeu. On peut y parvenir si chacun souhaite aller vers l’autre. Ce serait la meilleure réponse à apporter aux 88% de Bretons qui déclarent souhaiter que la langue bretonne reste vivante. Car elle l’est encore dans notre pays. Et elle le restera si les différentes générations veulent échanger entre elles et que le breton ne reste pas confiné à certaines situations, chacun dans son coin. Alors nous pourrons rêver à ce que le breton soit de nouveau transmis de génération en génération. C’est possible si nous en avons la volonté, maintenant. Car cette richesse est bien présente, partout autour de nous. Il n’y a qu’à tendre l’oreille pour s’en rendre compte ; et faire l’effort chacun à son niveau, pour que la langue bretonne redevienne une langue d’échange naturelle dans notre société. A force de volonté nous réussirons. Si nous le souhaitons réellement.

Gireg Konan


Le Blog de Ti ar Vro, retrouvez tous les jours l'info en temps réel de la culture bretonne en Trégor-Goëlo. Communiqués, annonces, dates de fêtes, articles... Ce blog est à vous. Vous pouvez y annoncer vos événéments ou réagir aux articles. >>>

Annuaires en ligne des associations et musiciens du Trégor-Goëlo >>>


Ti ar Vro Treger-Goueloù
Hent Jean Monnet
22140 Kawan/Cavan
Plgz : 02.96.49.80.55
Plr : 02.96.54.62.92
contact@tiarvro22.com



Recherchez sur tiarvro22.com

 

   
Création : Kenvodad Al Levrig 2007 [cornicdesign]