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LE TREGOR : DU XVIème À LA REVOLUTION
 


A la fin du XVe siècle le duché de Bretagne, toujours convoité par le royaume de France, subit de nombreuses attaques : l'armée bretonne est écrasée à Saint-Aubin-du-Cormier le 28 juillet 1488. Le duc François II doit alors accepter le traité du Verger : le pacte laisse à la Bretagne son indépendance, mais Anne, l'héritière du duché, ne pourra se marier qu'avec l'accord du roi de France. Anne devient duchesse la même année, après la mort de son père. Désireuse de préserver l'indépendance de son duché, Anne épouse par procuration Maximilien d'Autriche. Face au danger d'une telle alliance, le roi de France, Charles VIII envoie ses troupes en Bretagne et conquiert la plupart des villes. Anne épouse en 1491 Charles VIII. C'en est fini de l'indépendance de la Bretagne. En 1532, la Bretagne devient une province française mais demeure un pays d'Etat avec son propre parlement à Rennes. Les structures économiques, sociales et religieuses de la Bretagne, et par là même du diocèse de Tréguier, du début de l'époque moderne resteront valables jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Du XVIe au XVIIIe siècle, peu d'événements majeurs troubleront la vie du petit diocèse si ce n'est au XVIe "Les Guerres de la Ligue" entre les partisans d'Henri de Guise, ultra catholique, qui provoquent la formation de la Ligue et le protestant Henri de Navarre, ainsi que le roi Henri III jugé trop conciliant à l'égard des adeptes de la religion réformée. Le gouverneur de Bretagne à cette époque est le duc de Mercoeur dévoué à la Sainte-Ligue. Tréguier tenait pour le roi, ainsi que Lannion, Tonquédec et Coatfrec. Plestin, Morlaix, Guingamp, Perros, Ploumanac'h étaient pour la Ligue. En 1587, le capitaine Matelier pilla Perros-Guirec, Tréguier fut dévasté en 1589 par Mercoeur, puis en 1592 par les Espagnols installés à Bréhat. La région de Lannion fut également dévasté, et le château de Coatfrec détruit en 1592. Le duc de Mercoeur désirait, à la faveur de la guerre, ressusciter à son profit le duché de Bretagne, mais après la conversion d'Henri IV, un revirement s'opère et Mercoeur fait sa soumission en 1598.

Presqu'un siècle plus tard lors de la grande insurrection bretonne de 1675, dite du "papier timbré", il y eut également quelques remous dans les paroisses du sud-ouest du Trégor. A Morlaix et Guingamp notamment. Causée par la lourdeur toujours croissante des impôts, cette révolte fut réprimée impitoyablement par le duc de Chaulnes.

Ajoutés à ces événements politiques dévastateurs, d'autres calamités en tous genres frappent la région : au début du XVIIe siècle de nombreux foyers de peste ravagent Tréguier, Lannion et ses environs ; de plus, trois tremblements de terre s'y produisent. Sans compter que 1659 marque l'aggravation du "petit âge glaciaire" qui ne se termine qu'au début du XVIIIe siècle. En ces temps difficiles, deux villes réussissent à progresser : Tréguier compte 1200 habitants, 2500 en 1696, Plouaret passe de 2000 à 3300 habitants ; cependant, toujours pour ces mêmes années de référence, Lannion tombe de 6000 à 2500 habitants et Guingamp de 4000 à 2800. Ce siècle que l'on dit religieux tente d'apporter une réponse à ces fléaux célestes. Des ordres religieux s'implantent : Les Capucins à Guingamp et Lannion (1615 et 1628), les Lazaristes à Tréguier (1654)... Afin de remédier au désordre moral qu'avaient suscité les guerres civiles de la fin du XVIe siècle, deux missionnaires parcoururent la Basse-Bretagne durant le XVIIe siècle ; ce furent Dom Michel Le Nobletz (1577-1652), prêtre natif du Léon et son disciple et successeur, le père Julien Maunoir (1606-1683). C'est à ce dernier que l'évêque de Tréguier fit appel pour venir prêcher dans son diocèse. En effet les croyances et les pratiques superstitieuses régnaient dans la population bretonne.

Tout au long du XVIIIe siècle des événements dont les signes avant coureurs pouvaient se discerner depuis un certain temps, se conclurent par la Révolution de 1789. La Bretagne et le Trégor n'échappent pas à ce vaste mouvement de protestation. En Trégor, l'une des réformes les plus réclamées par les cahiers de doléances concerna "le domaine congéable" afin d'obtenir plus de sécurité pour les paysans. Sous la présidence du Breton Le Chapelier, l'Assemblée, durant la nuit du 4 août 1789, mit fin aux privilèges et le 27 août 1792 le domaine congéable fut supprimé... on le rétablit en 1797.

La Révolution brisa le cadre féodal et la France, sur les conclusions de Siéyès, fut partagée en départements. (Siéyès, ancien chanoine de Tréguier, avait fondé le club des Bretons, devenu le club des Jacobins). Les limites des Côtes-du-Nord (nom de l'époque) furent établies fin février 1790. L'évêché de Tréguier disparut.

Après la Constitution civile du clergé de juillet de 1791 de nombreux prêtres décident de s'enfuir : Guillaume du Largez, recteur à Pleumeur-Bodou ; J.M Le Lay, recteur de Perros par exemple émigrent. D'autres jurèrent puis se rétractèrent. L'Abbé Le Gal, vicaire à Penvenan fut exécuté à Lannion. La Chouannerie n'affecta guère notre région. Citons cependant qu'une troupe de Chouans attaqua Plouaret en 1798. Quand Bonaparte fut au pouvoir, la paix religieuse revint ; mais des irréductibles comme Cadoudal complotaient. Celui-ci fut décapité à Paris en 1804.


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